
David LaChapelle est né le 11 mars 1963 à Fairfield dans le Connecticut (États-Unis). Il est aujourd’hui connu mondialement pour son talent exceptionnel dans la combinaison unique et hyper réaliste d’images à l’esthétique provocatrice induisant de profonds messages sociaux.
Sa carrière de photographe commence dans les années 1980 lorsqu’il dévoile ses œuvres dans plusieurs galeries de New York. Son travail attiré très vite l’attention d’Andy Warhol, qui lui offre son premier emploi en tant que photographe au magazine Interview. Ses photographies de célébrités en aparté lui offre de nombreuses critiques positives. Son style à la fois acerbe et acidulé lui ouvre les portes du monde publicitaire. Il livre ainsi une grande variété de publications éditoriales et créer des campagnes de publicité parmi les plus mémorables de sa génération.
Ses réalisations ont mainte fois illustré les couvertures et les pages des Vogue magazines, Vanity Fair, GQ, Rolling Stone. Au cours de sa carrière il photographie des personnalités aussi diverses que Tupac Shakur, Madonna, Amanda Lepore, Eminem, Philip Johnson, Lance Armstrong, Pamela Anderson, Lil ‘Kim, Uma Thurman, Elizabeth Taylor, David Beckham, Paris Hilton, Jeff Koons, Leonardo DiCaprio, Hillary Clinton, Muhammad Ali, et Britney Spears, pour n’en nommer que quelques-uns.
Après s’être imposé comme un artiste incontournable dans la photographie contemporaine, LaChapelle décide de diversifier ses domaines de réflexion. Il se tourne instinctivement vers la réalisation de clips musicaux, le théâtre expérimental et le documentaire.
Il travaille en collaboration avec divers interprètes et groupes de musique tel que Chritina Aguilera, Moby, Jennifer Lopez, Britney Spears, The Vines et No Doubt. Son travail comprend l’étape d’Elton John The Red Piano et le spectaculaire palais de César, qu’il conçoit en 2004. Son intérêt croissant pour la réalisation l’amène à l’élaboration du documentaire « Krumped » primé à Sundance. Il développe et met en image par la suite « Rize », un autre documentaire retraçant un versant technique de la danse Hip Hop. A sa sortie (internationale) en 2005, le film est acclamé par la critique énorme, et choisi pour ouvrir le Festival 2005 du film de Tribeca à New York.
En 2006, LaChapelle décide de réduire sa participation dans la valorisation de l’image promotionnelle et se tourne à nouveau vers la photographie d’art. Depuis, il fait l’objet d’expositions dans de nombreuses galeries du monde entier. Il détient le record d’expositions individuelles dans des musées au Musée Barbican, Londres (2002), le Palazzo Reale de Milan (2007), Museo del Antiguo Colegio de San Ildefonso, Mexico (2009), le Musée de la Monnaie, Paris (2009), le Musée d’art contemporain de Taipei, à Taiwan et le Tel Aviv Museum of Art, Israël.
David LaChapelle continue d’être inspiré par l’histoire de l’art et la culture de la rue. Il vît aujourd’hui à Hawaï et poursuit son travail de conception.

Un Chien Andalou (1929) est un court-métrage muet surréaliste noir et blanc écrit et réalisé par Luis Buñuel et Salvador Dali.
Le film s’inspire des rêves étranges des deux compères. Buñuel raconte : « En arrivant chez Dalí, à Figueras, invité à passer quelques jours, je lui racontais que j’avais rêvé, peu de temps auparavant, d’un nuage effilé coupant la lune et d’une lame de rasoir fendant un œil. De son côté il me raconta qu’il venait de voir en rêve, la nuit précédente, une main pleine de fourmis. Il ajouta : « et si nous faisions un film, en partant de ça ? ».
L’œuvre influencée par l’univers personnel de Dali. De nombreux éléments insolites, propres à son esthétique particulière y sont représentés de manière originale : âne mort, piano, érotisme, fourmis, la dentelière de Vermeer, et bien d’autres.
Un chien andalou utilise de nombreux codes du surréalisme. L’élaboration du se son scénario s’est faite en six jours. Buñuel et Dalí utilisent la méthode du cadavre exquis pour en rédiger la trame, ainsi chacun d’eux peut laisser son imaginaire s’exprimer. Luis Buñuel expliquera plus tard : « Nous travaillions en accueillant les premières images qui nous venaient à l’esprit et nous rejetions systématiquement tout ce qui pouvait venir de la culture ou l’éducation. Il fallait que ce soient des images qui nous surprennent et qui soient acceptées par tous les deux sans discussion ».
Comme son titre grotesque et le film utilise des ressorts du cinéma de l’absurde, sans réelle rationalité. Comme le sont les rêves. Il en tire dès lors sa force et sa faiblesse, car il offre au spectateur une multitude d’interprétations. Cette curieuse histoire d’amour impossible restera pour moi un mystère.
Iron - Clip réalisé par Woodkid (2011)
Voir son dernier clip : http://www.youtube.com/watch?v=Bag1gUxuU0g&ob=av2n

Né en 1983, et Yoann Lemoine (Woodkid) a grandi dans un environnement plein d’histoires captivantes. Baigné dans le souvenir douloureux de la Seconde Guerre mondiale, et la culture de l’Europe orientale, ses parents publicitaires ont nettement influencé son esthétique. La musique et les valeurs graphiques des années 1990 sont également une réelle source d’inspiration pour cet artiste hors pair.
Son père a glissé un crayon dans sa main quand il était enfant et depuis il ne l’a jamais vraiment abandonné. C’est ainsi que Woodkid commencé à s’exprimer.
Plus tard, il découvre des réalisateurs comme Wim Wenders, d’Elia Kazan, Terrence Mallick, Michel Gondry ou de Gus Van Sant, de nombreux peintres comme John Singer Sargent, Edward Hopper, Mark Rothko, des photographes comme Stephen Shore, Joel Sternfeld. Toutes ces personnalités ont pleinement influencé son oeil et sa sensibilité. Il considère que toutes ces techniques, en principe très différentes, sont finalement reliées. Selon lui ces procédés combinés entre eux permettent de matérialiser ses émotions de manière optimale. « Je pourrais dire que mes créations sont liées à des sujets tels que l’enfance, l’absence, la nostalgie, la sexualité, la mode, le symbolisme, et bien sûr que les patchworks, que la collision entre des mondes différents et des techniques. Yoann Lemoine (Woodkid)
Il commence l’apprentissage et l’illustration d’animation à l’école Emile Cohl à Lyon et poursuit ses études en sérigraphie techniques au Swindon College, à Londres. Après le collège, en 2004, il illustre plusieurs magazines et livres pour enfants, en France et aux Etats-Unis.
Dans le même temps, il rejoint une équipe de production française et commence à réaliser son premier clip publicitaire, il s’agit d’une animation 3D. Il poursuit son travail en élaborant de nombreuses vidéos musicales. Ces expériences l’enrichissent d’un point de vue culturel et relationnel.
Aujourd’hui, il vit entre Paris et New York, travaillant principalement en tant que réalisateur dans les médias comme la vidéo, de 8 à 35mm, animation 2D et 3D, Stop Motion, photographie, illustration, peinture, sérigraphie, sculpture, le collage, le tricot, hologrammes, et plus encore … Yoann Lemoine est une personne très curieuse, constamment à la recherche des pistes d’expression qui combine ces différents médiums.
Mon travail a toujours été très lié à la musique aussi, d’abord parce que j’ai grandi en apprenant à jouer des instruments, mais aussi parce que mes images sont principalement inspirés par des chansons et des mélodies qui me touchent. C’est pourquoi la collaboration avec d’autres artistes comme les musiciens est pour moi la façon la plus épanouissante de travailler. »
http://pierreetgilles.tumblr.com/

BIOGRAPHIE
Pierre et Gilles, sont deux artistes français. Ils créent en duo des œuvres et use d’une signature commune.
Pierre Commoy est né en 1950 à la Roche-sur-Yon. Gilles Blanchard quant à lui est né en 1953 au Havre. Au début des années 1970, Pierre est photographe et travaille pour divers magazines comme Rock et Folk, Interview ou Dépêche Mode. De son côté Gilles est peintre. Il réalise des collages et des illustrations pour des publicités et des magazines. Ils se rencontrent en 1976 à Paris lors de l’inauguration de la boutique Kenzo. Ils deviennent amants et décident d’unir leurs talents pour travailler ensemble : Pierre fera les prises de vue, Gilles la peinture, et chacun interviendra sur le travail de l’autre.
Leur esthétique originale s’inspire de l’art « classique » (le baroque, le XIXe siècle), de la culture populaire et de l’imagerie contemporaine qui les entoure. Leurs photographies retouchées à la peinture sont influencées par le Pop Art américain mais aussi par Bollywood avec ses couleurs kitsch et saturées. Leurs sources d’inspiration sont multiples : les voyages, la musique et les variétés, le cinéma et la télévision, le monde de l’enfance, l’art religieux d’ici ou d’ailleurs, les mythologies, les images d’actualité…
Leur œuvre reflète nos désirs de starification et nos chagrins imaginaires. Il aborde des thèmes divers comme la culture pop, le milieu gay, l’univers érotico-pornographique, la religion (les Pleureuses, les scènes du Jardin d’Eden, différents saint et saintes, Franck Chevalier en Jésus d’Amour, Isabelle Weingarten en Sainte Vierge…), les terreurs enfantines (contes de fée). Quelques figures sont particulièrement récurrentes dans leur œuvre : les marins, princes, saints, pêcheurs.
Pierre et Gilles réalisent essentiellement des portraits et autoportraits qu’ils abordent avec provocation, ironie, tendresse ou gravité. « Les autoportraits ont jalonné notre travail depuis nos débuts. C’est un rituel qui nous permet de nous dédoubler, comme être face à un miroir ; ils nous reflètent et nous montrent tels que nous sommes. Ce sont aussi des expérimentations, des recherches très personnelles que l’on ne peut réaliser qu’avec nous. »
L’art de Pierre et Gilles est hybride. Au centre de l’image, trône généralement un personnage mis en relief par un décor onirique : des marguerites et la Tour Eiffel pour Jean-Paul Gauthier, une plage et des crabes pour Paloma Picasso, les nains de Blanche-Neige pour Sandii… Le réalisme et les concordances, sont écartés. Comme dans la culture populaire, le glamour, la mièvrerie, le gracieux et le kitch se côtoient et se mélangent.
En règle générale, ils dessinent conjointement l’œuvre ce qu’ils ont imaginée, puis conçoivent la mise en scène théâtrale de leurs décors.
Pierre et Gilles, la suite:

Ann Veronica Janssens est une artiste anglaise née en 1956 à Folkestone (Grande-Bretagne). Elle vit aujourd’hui dans la ville de Bruxelles.
Depuis le début des années 1970, cette plasticienne développe une œuvre expérimentale qui privilégie les installations et l’emploi de matériaux minimalistes, parfois « pauvres » (bois aggloméré, verre, béton) ou encore immatériels, comme la lumière, le son ou le brouillard artificiel. A travers des interventions dans l’espace urbain ou muséal, l’artiste explore la relation du corps à l’espace, en confrontant le spectateur à des environnements ou dispositifs qui provoquent une expérience directe, physique, sensorielle, de l’architecture et du lieu, et qui renouvelant les émotions induites dans l’acte de perception. Les premiers travaux d’Ann Veronica Janssens étaient des « super spaces » : « des extensions spatiales d’architectures existantes », « des endroits pour capturer la lumière, le ciment et des caisses en verre, des espaces conçus comme des tremplins vers le vide » (in Ann Veronica Janssens, Musée d’art contemporain de Marseille, 2004). Un vide que l’artiste voulait « mettre en mouvement, lui conférant une sorte de temporalité ». Dans cette réflexion sur le vide et à travers des installations minimalistes, les œuvres de l’artiste ont pour objectif de déstabiliser les habitudes perceptives, de fluidifier ou densifier la perception, en jouant avec la matérialité, grâce à la lumière.
Les recherches d’Ann Veronica Janssens l’ont ainsi, au cours du temps, à expérimenter diverses modalités plastiques propres à perturber la perception : du miroitement des surfaces aux couleurs mouvantes de matériaux chimiquement sensibles à la lumière, en passant par les mélanges instables de matières et les effets hypnotiques de séquences lumineuses alternées.
Avec les œuvres d’Ann Veronica Janssens, le spectateur est confronté à la perception de « l’insaisissable » et à une expérience sensorielle où il franchit le seuil de la vision claire et maîtrisée, où il perd le contrôle de ses sens. Même s’ils induisent aussi des expériences physiologiques, les travaux d’Ann Veronica Janssens se distinguent de l’art optique des années 1950-60 et ne reposent pas sur des effets formels à décoder. S’il y a du spectaculaire chez elle, c’est celui d’une déconstruction de l’objet, « au-delà du miroir », au sens où le spectateur est ramené de façon tout à fait fondamentale à son corps et à ses émotions perceptives profondes, à une expérience active de la perte de contrôle, de l’instabilité, qu’elle soit visuelle, physique, temporelle ou psychologique. L’usage du brouillard artificiel va dans ce sens et les œuvres qui l’utilisent plongent le spectateur dans une situation où la perte de repères ouvre un espace imaginaire, vide de matière, où le corps bascule hors du temps et de l’espace.

Joshua Allen Harris est un artiste sculpteur de rue New Yorkais.
Il élabore à l’aide de matériaux de récupération (papier, plastique, tissu) des sculptures gonflables représentant des animaux et des créatures mythologies. Le procédé qu’il utilise ensuite est simple : il attache ses réalisations à des bouches d’aération du métro de Manhattan. Ainsi, lorsque les trains passent, l’air s’engouffre dans les sacs et ses créations prennent une nouvelle dimension. Les silhouettes se soulèvent, s’animent et semblent prendre vie. Ce phénomène surprend les passants et suscite de nombreuses réactions, allant du sursaut à l’éclat de rire. Le train passé, les sculptures retombent doucement sur le sol. Ces créatures mystérieuses et éphémères reprennent dès lors l’aspect de détritus sans âme.
Avec ses œuvres singulières, l’artiste démontrent habilement que l’art peut résulter de situations improbables, de matériaux ordinaires et peu harmonieux. En somme, il matérialise brillamment l’idée que portait déjà Marcel Duchamp : l’art nous entoure. Il ne tient qu’à nous d’en découvrir les merveilles.